Dahinden, partenaire d’Objectif Femmes 2022

Dahinden, partenaire d’Objectif Femmes 2022

Dahinden renouvelle en 2022 son partenariat au prix Objectif Femmes, et à l’exposition des cinq photographes sélectionnées, qui aura lieu du 22 septembre au 1er octobre à la mairie du 9ème arrondissement de Paris.

Avant de laisser la parole à ces cinq photographes, voici quelques mots de Karine Paoli, fondatrice d’Objectif Femmes :

« Cette année encore, la sélection des cinq femmes photographes nous promet de belles surprises lors de l’exposition du Festival Objectif FEMMES 2022.

La 6e édition de cet événement créée en partenariat avec la Mairie du 9è arrondissement de Paris, est le rendez-vous incontournable des amateurs de photographies. Avec tous nos partenaires dont le laboratoire Dahinden, nous avons hâte de vous retrouver du 22 septembre au 1er octobre pour vous présenter le travail de ces talentueuses artistes !

Qui sera la lauréate 2022 ? Pour le savoir, je vous donne rendez-vous le 27 septembre à 18h30 au 6, rue Drouot 75009 où le vernissage se déroulera.
Soyez curieux et venez nombreux ! »

 

Les cinq photographes sélectionnées se présentent ci-dessous, et vous proposent d’en apprendre un peu plus sur leur approche de la photographie et sur les œuvres présentées pour le prix Objectif Femmes :

 

Estelle Decléènne

 

Comment vous présenteriez vous ?

Diplômée de Lettres Modernes, je me destinais à une carrière dans l’enseignement supérieur jusqu’à ce que le destin me mène à apprendre la photographie en tant qu’iconographe, assistante photo puis rédactrice en chef photos pour les Guides du Figaro Quotidien. En quittant la presse en 2008, j’ai eu à cœur de nouer mes deux passions: la narration et l’image, tous deux vecteurs de transmission. Je me décrirais donc de part mon histoire comme une alchimiste passionnée, une conteuse attachée au patrimoine mémoriel.

Quelle est votre approche personnelle de la photographie ?

À mon sens, une photographie doit posséder plusieurs valeurs dont celle de poser question, elle se doit d’être une histoire, de venir réveiller notre inconscient, de prêter à voir la beauté des choses même si l’homme n’y accorde plus aucune importance. C’est en racontant les petites histoires que l’on aide à voir la grande. Ma photographie se veut engagée et pacifique, un vecteur d’apaisement, de transmutation du laid en beau, du triste en joyeux, une photographie presque cathartique où suggérer fait tout à coup appel à nos histoires intimes.

Quelques mots sur la série photo présentée à Objectif Femmes ?

Ma série « Quelque part entre le ciel et la terre » présentée à Objectif Femmes, retrace plusieurs mois de travail en Italie à la recherche de lieux abandonnés jadis souffrants (asiles psychiatriques, camps de concentration fascistes, orphelinats, prisons…).
L’humain en est le grand absent, la nature semble avoir muselé tous les mauvais souvenirs du passé en patinant les murs et en offrant à la nature la possibilité d’y reprendre son cours.
Néanmoins ce sont bien ces hommes et ces femmes qui sont passés dans ces lieux dont je cherche à saisir l’essence, l’énergie résiduelle afin de leur redonner une mémoire et par conséquent une identité.
La citation d’Eduardo Galeano résonne dans cette série : « Il n’y a pas d’histoire muette. On a beau la brûler, la briser, on a beau la tromper, la mémoire humaine refuse d’être bâillonnée. »

©Estelle Decléènne – « Quelque part entre le ciel et la terre »

 

Valérie Lilette

 

Comment vous présenteriez vous ?

Curieuse, amoureuse de la vie. J’aime explorer des champs de recherche et ne supporte pas de me sentir enfermer dans des cadres. J’ai toujours eu plusieurs sensibilités ; artistique, scientifique, poétique, aimant l’enquête et l’aventure du terrain et la rencontre avec l’Autre. Je crois profondément et positivement en la complexité de ce monde et de chacun et je tente de lutter contre les pensées simplistes. J’ai pratiquée plusieurs activités dans ma vie, aujourd’hui celle de photographe professionnelle. C’est une forme de complétude où toutes mes sensibilités converges et ou mes thématiques de prédilections peuvent s’exprimer, notamment mon questionnement sur le rapport de l’Homme et de la nature.

Quelle est votre approche personnelle de la photographie ?

Mon travail photographique évolue constamment. J’ai toujours navigué entre réalité sociale et formes abstraites.  Très tôt inspirée par le courant humaniste, je cherche à saisir à travers les scènes que je capture les visages, les regards, les gestes, la trace d’une intériorité. Dans le même temps, fascinée par la beauté du monde et sa force poétique, la nature, les paysages, le ciel…, les éléments sont le terrain de mes explorations, à la frontière entre la réalité et l’irréalité, le visible et l’invisible. Faisant parfois de mes photos des tableaux picturaux.

Quelques mots sur la série photo présentée à Objectif Femmes ?

Cette série Fictions Végétales est une invitation à penser le monde dans sa complexité et son imprévisibilité. Si la situation environnementale et climatique est plus que préoccupante, cette dernière interroge l’humanité dans sa capacité à rebondir et s’adapter pour faire face aux défis environnementaux et sociétaux actuels. Plus que jamais, il nous faut changer de paradigme, ouvrir les yeux, nos réflexions et notre imaginaire et inventer de nouveaux récits.

Travailler en collaboration avec Dahinden m’a permis d’explorer de nouvelles textures de papier pour ma série et d’en révéler une nouvelle sensibilité. J’apprécie particulièrement leur engagement environnemental.

©Valérie Lilette – « Fictions Végétales »

 

Cat Soubbotnik

 

Comment vous présenteriez vous ?

J’ai la chance d’avoir fait de ma passion mon métier. La photo m’amène à expérimenter, à pousser les limites toujours plus loin.
Après une école d’art, j’ai travaillé avec des photographes comme Chico Bialas et surtout le portraitiste suédois Hans Gedda.
Je me suis émancipée de ces mentors et j’ai découvert mon propre langage artistique.

Quelle est votre approche personnelle de la photographie ?

Mon approche personnelle de la photo est assez aventureuse et irrespectueuse des conventions. J’aime sortir hors du cadre et expérimenter de nouvelles techniques, de nouveaux supports.
J’aime peindre avec mon appareil photo. J’aime faire des esquisses très rapides lorsque je fais des portraits par exemple,
Je ne suis pas très technique, je transforme mes erreurs en possibilités, en ouvertures.

Quelques mots sur la série photo présentée à Objectif Femmes ?

À Objectif Femmes, je présente ma série Soft Spaces qui est un travail sur l’essence de la créativité à l’aide d’un thème qui me fascine depuis très longtemps : les nuages. A côté de photos j’y présente également des sculptures et des collages.

Voici un court texte sur l’exposition :
« Soft spaces est un travail sur l’essence de la créativité. Un retour à l’origine.
Un espace zen et secure, conceptualisé par l’artiste.
Un rappel de la matrice originelle, douce et dangereuse à la fois.
Un déchirement des voiles d’illusion pour une créativité illimitée.
Accueillant et lumineux, dépourvu de jugements,
un espace vrai où tout est permis sans censure, où lumière et ombre s’unissent pour ne former qu’un.
Une initiation à soi-même. »

©Cat Soubbotnik – « Nébuleuses emboitées » – pièce unique

 

Camille Suils Porte

 

Comment vous présenteriez vous ?

Je m’appelle Camille et j’ai 25 ans. Hahaha.
C’est une question difficile mais pour me présenter je dirais principalement que je suis une vraie petite boule d’émotions et que je me pose constamment dix mille questions à la seconde. Un rien me touche. Des fois, je me dis que c’est horrible d’être aussi sensible et d’autres jours je me dis que c’est une chance.

Quelle est votre approche personnelle de la photographie ?

Avant de faire de la photographie, j’ai fais des études d’arts appliqués et d’arts plastiques. J’ai beaucoup d’intérêt pour tout ce qui touche au domaine des arts graphiques et je pense que ça m’a beaucoup influencé dans mon rapport à la photographie. J’essaie toujours de me rapprocher du plus possible de la peinture quand je réalise un projet, que ce soit une série de photos de mode ou une série personnelle comme Mantidae.
Par la lumière, la composition ou la couleur, j’essaie de composer comme si je faisais un dessin ou une peinture, d’ailleurs je passe souvent par l’étape croquis pour penser en amont une série photo.
Je suis très attirée par le domaine de l’ésotérisme. Tous mes projets ont un lien avec l’occulte, la spiritualité ou la sensation.

Quelques mots sur la série photo présentée à Objectif Femmes ?

La série photo que je présente à l’exposition se nomme «Mantidae» en référence à la famille d’insectes du même nom dont font partie les mantes religieuses. C’est une série que j’ai travaillé avec mon ami Louis Carrupt qui est styliste. Nous voulions contraindre le corps par le vêtement donc nous avons utilisé des collants, ainsi la mannequin était sous tension par ces collants et ne pouvait plus bouger. Le but était vraiment de brouiller les pistes visuelles : est-ce qu’on voit un corps humain ou celui d’un insecte ?

©Camille Suils Porte – « Mantidae »

 

Sylbohec

 

Comment vous présenteriez vous ?

Je me présente, je suis Sylvie dite Sylbohec, auteur-photographe depuis 2013. Je vaque entre mon métier de graphiste, de webmaster, photographe prof pour les pros et les particuliers. Du point de vue artistique, je suis simplement créatrice de photo écrite. Une photo écrite qu’est-ce que c’est ?

Quelle est votre approche personnelle de la photographie ?

À la photographie, mon support et mon premier moment d’expression, s’ajoute l’écriture. Je cristallise pensées et paroles intérieures de manière illisible. J’y délivre interrogations, réponses, compréhension de moi-même, autres, monde. Et en conclusion, je laisse une trace écrite lisible, un aphorisme du sujet disserté.

Quelques mots sur la série photo présentée à Objectif Femmes ?

Cette série « Tête légère » retrace en noir et blanc des photographies de rue de Paris ou dans d’autres pays : Rome, Cap Vert, Brésil, Açores, Maroc, Thaïlande. Je vous entraîne dans mon monde et provoque les sensibilités. Si le public s’arrête devant une œuvre, elle aura atteint son objectif : plaire, interroger, heurter, révolter. Chacun aura, avec ces traces écrites lisibles et ces images, une interaction, un changement, une émotion, je l’espère.

©Sylbohec – « Tête légère »

 

 

Exposition Objectif Femmes 2022
Du 22 septembre au 1er octobre à la mairie du 9ème arrondissement de Paris
Plus de renseignements sur le site Objectif Femmes